Lettre aux adhérents du SMG du 26 mars 2010

Publié le vendredi 5 mars 2010

Chères adhérentes, chers adhérents,

Nous avons pris l’initiative avec d’autres, le SNJMG et des médecins en colère, de lancer un appel pour « sauver la médecine générale ». Le succès de cet appel se poursuit, plus de 1100 signatures à ce jour. Cela montre que la colère est grande et qu’elle se développe sur la question fondamentale du devenir de la médecine générale. Cet engagement à défendre la médecine générale autour des valeurs que sont son indépendance, le refus de la normalisation des pratiques professionnelles, et l’accès aux soins pour tous dans le cadre d’une protection sociale solidaire, s’amplifie. Elle rejoint la mobilisation de MG France, de Union Généraliste/ FMF. Il y a incontestablement convergence avec ces partenaires dans l’analyse de la crise et dans la volonté de résister.

Nous avons participé à des conférences de presses réciproques pour dire publiquement notre volonté d’amplifier la mobilisation, en précisant bien qu’on ne peut pas réduire cette lutte syndicale à une revendication tarifaire, mais qu’elle à pour but la reconnaissance de la médecine générale indispensable à une offre de soins pour tous. La participation du SMG à la mobilisation des médecins généralistes est sans équivoque, même si nous savons qu’il persiste des différences de point de vue sur les raisons de la crise.

Nous nous engageons dans la durée. En effet, il est certain que les forces qui veulent réduire les médecins généralistes à des prestataires de soins aux services d’intérêts financiers et non plus en fonction des besoins de la population, ne reculeront pas facilement. Se pose alors la question des formes de l’action à entreprendre. Un mouvement de fermeture des cabinets médicaux a déjà eu lieu, un autre est prévu le 8 avril, d’autres actions sont en cours comme la grève de la télétransmission. Il est certain que pour un médecin libéral les formes de la contestation et de la résistance sont difficiles à trouver. Elles doivent construire un rapport de force qui contraint les institutions à céder. Actuellement, ce qui nous pose problème, c’est que la fermeture des cabinets médicaux ne répond pas à ces exigences. Elle pénalise les patients et ne gène pas les institutions en dehors du fort impact politique de la mobilisation. Nous avons au SMG toujours eu des scrupules à fermer nos cabinets médicaux pour ces raisons.

La Commission exécutive du SMG à donc décidé d’interroger ses adhérents sur les manières les plus appropriés de défendre les actions prévues. Nous devons réfléchir tous ensemble sur les modalités des formes de lutte. Elles peuvent être variées : affiche dans les salles d’attentes, tract d’information, délégation à la CPAM... Mais la question dominante est de savoir si nous appelons à la grève.

Qu’en pensez-vous ?
Merci de nous adresser vos avis sur les formes d’action avant le 2 avril. Nous en ferons une synthèse et des propositions à soumettre à l’ensemble des adhérents.

Continuons ensemble à faire signer autour de nous l’APPEL
http://sauvons-la-medecine-generale.org/index.php

Toutes nos amitiés syndicales,

Didier Ménard, vice-président du SMG
L’ensemble du bureau du SMG

Rappel
Nos prochaines rencontres nationales seront des temps forts de débat et nous vous invitons, à réserver vos dates et à venir y participer
-  le 8 mai 2010 à Malakoff : réunion de la Commission exécutive ouverte à tous les adhérents,
-  le 5 juin 2010 à Paris lors de notre Journée de printemps : précisions très prochainement.

Documents joints

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